Juste une envie...

26 octobre 2008

Bonsoir

Yes_Sir_by_Sulejman

Nouveau Blog
Mais pas le premier
Petit à petit, je demenagerais mes vieux textes
En attendant vous pourrez aller les voir ici

Bonne lecture

Crédit photo Sulejman

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Une fille

Fairy_Song_by_cosmosue

L'ennui est un mangeur vorace. Prise dans ses filets, une jeune fille regarde le ciel, espérant quelqu'un pour la distraire. Et le ciel qui lui semble si bleu ce jour, et le ciel qui frémit comme un appel; elle ne l'a jamais si beau.

Une pointe de pied prend la température de l'air: frais, joyeux, une invitation somme toute assez alléchante

Un pied, le chatouillis du gazon sur sa plante, la fraîcheur de la terre printanière.

Deux pieds, le salut du soleil sur sa joue, le jeu de la brise dans ses cheveux, la voila conquise qui échappe au vorace ennui pour aller découvrir les joies de mère nature.

Les deux pieds virevoltent dans une danse connue d'eux seuls, faite de joie enfantine et d'entrain cinétique. Et la jeune fille tourne et tournicote avec pour seule musique l'éclat de son rire et le chant des oiseaux.
Tombée à terre, la tête qui continue de tourner alors que son nez s'extasie de l'odeur des fleurs sauvage qui emplit l'air.

C'est le printemps à n'en pas douter. Le printemps. Le printemps et les oiseaux qui chantent, les hirondelles qui emplissent le ciel de leur chant, les arbres qui bourgeonnent et les fleurs précoces des arbres fruitiers qui éclosent.
La terre sort de son long engourdissement hivernal comme la belle au bois dormant se réveille doucement après un long et fabuleux sommeil.
Le soleil réchauffe la terre l’emplissant de sa bienfaisante chaleur tel un amant, réchauffant tendrement de ses bras protecteur son amour endormi. Et cette petite fille qui s’abandonne là dans l’herbe, qui oublie le bien, le mal. Qui oublie que le plaisir est le fruit tendu par le démon pour attirer les âmes innocentes dans le péché.

C'est le printemps de la découverte et il n'aura plus jamais la même saveur.

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28 octobre 2008

Lettre à Oscar

Oscar noble ami poilu.

J'ai su dernièrement que la chasse à la souris vous posait quelques problèmes d'ordre narcoleptique. Ressaisissez vous ! Il en va de notre réputation féline. Une souris n'est point chatte à qui il vous faut faire la cour. Et si lorsque vous allez conter souricette à la minette du bout de la rue, vous prenez le temps de vous lustrer le poil et les moustaches et de vous limer les griffes, c'est une coquetterie inutile pour la chasse.
Et donc au lieu de vous pâmer lamentablement au milieu de votre salon, cherchez un jour prochain une cache ou vous serez à l'abri de la vue et de l'odorat du souriceau convoité. Vous goûterez alors aux délices de l'attente, les frissons d'envie le long de votre échine à regarder votre proie innocente et courbes exquises. Si vraiment vous craigniez de ne point pouvoir supporter cette vue en attendant le moment propice je ne peux alors que vous conseiller de laisser un peu de liberté à votre queue qui drainera par son mouvement un peu votre hâte. Une amie à moi avait même pour habitude de dandiner son arrière train pour plus d'efficacité. La chasse en devenait alors bien plus exquise, bien que j'avoue lui avoir souvent laissé les souris, perdu dans les rêveries contemplatives qu'elle suscitait souvent. Je la soupçonne même d'avoir mis au point cet habile stratagème pour s'en mettre plein la panse. On est chatte de gouttière où on ne l'est pas, n'est-ce pas?
Mais revenons donc au sujet principal de cette souris qui se dandine sous vos yeux, innocente alors de la mort qui la guette. Ainsi, lorsque elle se sera assez rapprochée pour que vous puissiez lui sauter en un bond ou que vous n'en pourrez plus d'attendre, détendez violement votre arrière train, et sortez vos griffes. Faites bien attention à contrôler la puissance de votre saut, ni trop ni trop peu, l'idéal étant de trouver la souris sous vos griffes dès le premier essai. N'oubliez pas de bien planter vos griffes pour qu'elle ne vous échappe pas, les souris sont parfois de vraies anguilles, contrairement aux rats qui eux sont plutôt bagarreurs. Ne desserrez surtout pas votre prise tant que votre proie est en vie, et cela même si elle ne bouge plus, c'est un vieux stratagème de proie que de faire le mort. Le plus sur étant de leur trancher la carotide, ou de lui ouvrir les entrailles pour vous en gorger. Lorsque c'est encore bien chaud et palpitant c'est exquis je vous assure.
Dans le cas où vous laisseriez fuir votre proie, ou que vous ratiez votre saut, ne prenez surtout pas le temps de réfléchir et courrez lui derrière sans attendre. Parfois tenter de deviner sa course vous sera profitable pour l'avoir, évitez seulement qu'elle ne se glisse la ou vous ne pourrez pas aller. C'est aussi l'intérêt de la course, cela limite les possibilités de réflexion de votre proie.
Vous verrez, la course à la souris est une activité fort distrayante, il m'est même arrivé, au grand dam de mon humain, de laisser parfois souris fuir juste pour le plaisir de lui filer le train. Lorsque vous serez bien aguerris à la chose vous pourrez même faire l'expérience de diriger votre souris ou bon vous semble grâce à quelques coup de pattes avisés. Les voir reparti en sens inverse à moitié chancelantes me cause toujours une joie enfantine. Mais c'est un exercice risqué ou vous avez de fortes chances de voir filer la souris sous votre moustache. Manger ou jouer il faut parfois choisir.

Bien je vous laisse à vos exercices en espérant bientôt avoir vent de vos progrès de chasse. Mais par dieu s'il vous plait traitez votre narcolepsie.

Votre dévoué Chatperlipopette, Chat de salon et ronronneur de ces dames.

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06 novembre 2008

Un coup de vent
Un coup de vent qui a raflé mon cœur,
La météo n'avait pas prévu telle tempête
Et le peuple n'en avait plus vu depuis bien longtemps
C'est une nymphe aux cheveux longs et à la course rapide
Et dans l'abysse de ses yeux brille ces pensées que je ne connais pas

Elle a peur du temps la pauvre nymphe
Autant qu'elle peut aimer et détester la solitude
Elle ne se comprend pas la petite créature
Tant de ténèbres et d'ors à la fois
Tant de houle et de tempêtes par calme plat
Mais son sourire rassurant sait mettre du baume au cœur

Et derrière son sourire, elle trompe si bien son monde
Enfermée dans un rôle qu'elle ne désire plus
Condamnée à le jouer pour l'éternité,
La désertion n'est pas permise soldat. Et la mort non plus
Cela fait longtemps qu'elle n'es plus dupe
La blafarde comme les autres sera sans pitié

Et derrière son sourire se jouent tant de mondes
Car si celui-ci paraît si lourd,
C'est sans doute qu'elle en connait bien d'autres
D'autres qui ont au moins la bonté de n'être pas si dur et de lui permettre de rêver
Et elle qui a vécues tant de vies aime toujours espérer
Même si ça fait lui mal à en crever

Et de temps en temps, elle laisse s'échapper un diamant
Dans l'espoir sans doute que le poids s'amenuise
Et sur le velours ce dernier forme une tache plus sombre
Peut être avec le temps n'y aura-t-il plus de diamants
Peut être avec le temps, le monde dont elle rêve prendra forme
Peut être avec le temps...

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02 décembre 2008

Ptit con

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Dis moi p'tit con qu'est-ce tu fous la? J'y peut rien ta tronche me revient pas. C'est réciproque? Te bile pas j'avais pas l'intention de me faire aimer de toi.

Ouais c'est ça on va faire risette aux mouettes et après on verra. Si on se bat ou si on s'aime; si on s'embrasse ou si on s'insulte.
J'en ai rien à foutre que tu aimes pas les mouettes elles sont de toutes manière plus belles que toi et avec un peu de chance l'air marin ça te rendra intelligent.

Moi non plus je t'aime pas mais bon dieu par pitié enlève ce sourire de ta bouche, ça me donne envie de l'embrasser. De toute façon il finira bien par s'en décrocher, je le remplacerais par un joli sourire c'est promis, dessiné à la lame d'une oreille à l'autre.

Et puis merde dis quelque chose tu vas pas rester la à me regarder avec tes yeux couleur de gerbe. A la différence du sourire la parole c'est sur je peut pas la forcer. Je peut bien te faire hurler de douleur ce n'sera jamais qu'des hurlements. T'es con, je suis sure que tu te tais exprès pour me faire chier.

Dis moi p'tit con, le trou dans ton bide il te fait mal? Ouais c'est vrai que je m'doutais un peu de la réponse mais calanche pas tout de suite j'ai encore des trucs à te dire moi. Et puis tes réflexions à deux balles elles me font bien marrer dans le fond.

Dis moi p'tit con c'est vrai ce que tu m'avais dis? J'aurais voulu que tu m'le répètes encore que tu m'aimais, j'aurais voulu que tu m'apprennes à être douce. Seulement là, je crois qu'il ne se passera plus jamais rien au fond de tes yeux morts. Finalement tu auras réussi à m'emmerder jusqu'au bout et même à me faire pleurer. Les trois larmes que je verse je te les offre.
Quand même tu fais chier, t'aurais pas pu l'enlever ton fichu sourire? Non évidemment, maintenant tu vas te le trimballer pour l'éternité.

Dis moi p'tit con tu viendra me chercher le jour ou je passerais la porte moi aussi? Je t'dois une taloche.... Et un baiser.

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ACTG, si semblables et pourtant si differentes

adn

Si semblables et pourtant si differentes

ACTG
Tu es brune lorsque je suis blonde
Je suis de Miel quand tu es neige
Mais toutes deux sommes femmes avec notre X et notre corpuscule de Barr

ACTG
Si semblables

Nous marchons bien sur deux pattes n'est ce pas?
Nous parlons aussi je crois
Il me semble en tout cas que je te comprends

ACTG
Si différentes

Par notre histoire, notre interprétation
Quand tu étais Nazie et que j'étais communiste
Quand j'étais riche et toi sdf

ACTG
Si semblables

Et surtout si proches
99,9% de génome identique
Les vers qui nous rongent n'ont en tout cas pas fait la différence

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L'innatendu

blanc_et_noir_by_julia_noir

C'est deux semaines avant mon concours que cela a commencé: des nausées matinales atroces et une sensibilité aux odeurs ahurissante qui me coupait tout appétit. J'ai d'abord pris ça pour une banale crise d'angoisse, mais au bout de deux jours sans pouvoir manger, j'ai décidé d'aller voir mon médecin pour qu'il me prescrive des anxiolytiques ou n'importe quoi d'autre qui me permettrait de passer le cap.
Il m'a envoyé faire une prise de sang. Je savais bien que cela ne servirait à rien, que c'était juste deux ans de stress qui me prenaient le ventre, l'œsophage et la bouche, mais j'y suis allée quand même. De toute façon, il pouvait bien faire tout ce qu'il voulait du moment que je puisse à nouveau réviser pépère et expédier ce fichu concours, enfin.
Deux jours plus tard, le téléphone sonne et à l'autre bout, mon médecin m'informe qu'il a bien eut mes résultats et qu'il veut en discuter avec moi. Dès l'après midi, je suis au cabinet fin prête a recevoir mon ordonnance de calmants. Vous comprenez, cela fait déjà quatre jours que je n'arrive plus à manger à causes des odeurs où que je vomis tout et ce n'est pas bon pour la concentration et les ultimes révisions.
Donc, je suis devant mon médecin, j'attends qu'il me fasse la morale gentiment, peut être ais je des carences de ci ou de ça vu la manière dont je me nourris, sans doute veut il que j'aille voir un psy pour aller avec les anxiolytiques et gna gna gna. Seulement voila qu'il se met à me poser des questions sur ma vie sexuelle. Surprise je lui réponds qu'un homme cela prend trop de temps et que j'ai autre chose à faire, que cela fait un an maintenant que je suis seule. Il prend un air contrarié et me demande si je n'ai pas eut dernièrement juste une aventure, ou peut être ais je but un soir et que j'ai une perte de mémoire, ou même si je n'ai pas été violée sans oser le dire. Devant son insistance, je me braque, m'énerve, lui dit que je le trouve vraiment malsain et immonde de s'acharner ainsi sur une patiente stressée qui a juste besoin d'aide pour passer les prochains jours.
Et j'ai eut le droit à la phrase fatale, celle à laquelle je ne m'étais pas préparée et dont je m souviens encore aujourd'hui "C'est que, Mademoiselle, je n'ai jamais cru en la vierge marie et votre taux d'HCG indique clairement que vous êtes enceinte."
Quand j'eus retrouvé ma voix et me suis remise du choc de l'annonce, je lui ai dit que ce n'était pas possible, que ôtais sure de moi et qu'il fallait refaire les tests, que sans doute il y avait eut une inversion de tubes avec un autre patient. Compréhensif, il a accepté et on a refait les tests. Seulement deux jours plus tard: mêmes résultats.
Je vous passe le détail de la suite, cela se résume à une suite continue de tests en tout genre, j'étais devenu un cas d'école. C'est au bout de plusieurs mois qu'un étudiant en psychologie adepte de science fiction a trouvé la solution: Je somatise.

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Complot Immortel

MIND_MACHINE_by_Iness69

J'ai décidé de devenir immortel.
Depuis longtemps déjà, c'est une chose qui me tente. Et depuis le temps que j'entend que la machine est l'avenir de l'homme; qu'un jour les machines remplaceront les hommes: devenir une machine immortelle dans un monde de machines cela me semblait plutôt un bon plan. Je suis donc devenu informaticien, tout en suivant, bien sur, les progrès fait par la recherche sur la connaissance du cerveau.
En effet, si vous partez du principe que même en refaisant votre corps vous gardez la même identité et que le principe même de mort est défini par la mort cérébrale, on peut en conclure que notre identité est située dans le cerveau et que c'est donc la seule vrai chose à garder. Je me suis donc passioné pour le sujet et au fur et à mesure que mes connaissances augmentaient, il me semblait impossible, de par le nombre de connections immenses, qu'une machine puisse avoir un jour la capacité d'un cerveau humain., mais peut être qu'en couplant quelques machines ensembles avais-je une chance. Je suis donc passé aux calculs et le chiffre était immense: sans doute fallait il la moitié des ordinateurs de cette terre. En effet, ayant un QI largement supérieur à la moyenne, il fallait d'autant plus de PC. C'est la que s'est posé mon plus gros problème: même en travaillant toute une vie, je n'aurais jamais les moyens de me payer autant d'ordinateur et encore moins le temps de les bricoler pour les préparer à recevoir mon esprit. Il fallait voyez vous les organiser de façon a recréer les différents compartiment d'un cerveau autant sur le plan anatomique que sur le plan psychique: créer une hiérarchisation capable d'acheminer l'information à différentes vitesses ou a la rendre plus ou moins compréhensibles selon que cela vienne de mon inconscient ou de ma conscience; le plus difficile étant sans doute de trouver le moyens de créer des envies, des besoins ou des pulsions et même des erreurs. J'ai beau être un apprenti sorcier, je ne suis pas orgueilleux au point de vouloir faire mieux que la nature elle-même: j'ai donc décidé de rester le plus fidèle possible au modèle d'origine et de garder les avantages comme les inconvénients de mon cerveau humain. Je ne désire pas vraiment devenir une machine, ni même plus performant qu'une machine, je désire juste rester moi pour encore quelques siècles et ce en utilisant les technologies mises à ma disposition.
C'est une nuit que m'est venue l'idée du siècle. J'avais d'abord pensé lancer sur le net un virus pour réquisitionner autant d'ordinateurs que besoin; mais le problème des virus, c'est qu'on les traque et que en plus si je suis pris, je risque la prison ou une amande et je n'ai ni le temps ni l'argent nécessaire pour me permettre ce genre de retards. Mais quel est le programme indispensable pour aller se promener sur Internet? L'antivirus!
C'est en voyant une manifestation alter mondialiste et un reportage sur le téléchargement illégal que m'est venu cette idée: j'ai créé un antivirus. Mais, ce que personne n'a remarqué c'est que caché dans un coin de programme, il y a une commande. Et c'est cette commende qui me permettra quand le temps sera venu de piquer tous les ordinateurs connectés au net à leurs propriétaires.
J'ai donc confectionné mon antivirus avec grand soin avant de le lancer sur Internet: gratuitement. Le succès ne s'est pas fait attendre, très vite, des centaines puis des milliers de personnes se sont procurés mon antivirus. Pour que le succès ne retombe pas, je me tenais au courant de chaque virus qui courrait et cherchait aussitôt une parade. Je me suis même arrangé pour que lorsque je reçois les messages d'erreurs ou les détections de virus inconnus cela me donne aussi la mémoire de l'ordinateur: je pouvais ainsi vérifier la progression vers l'acquisition de la totalité de la mémoire nécessaire à l'aboutissement de mon projet. Et puis, petit à petit, certains enthousiasmés par mon altruisme, se sont mis à m'aider à mettre à jours les protections de mon antivirus ou à le traduire dans d'autres langues pour l'exporter plus facilement mais aucun n'a remarqué la petite boucle dans le programme.
Aujourd'hui, il me reste plus qu'un petit millier d'ordinateurs avant de pouvoir passer à l'étape suivante. Le temps et Internet travaillent pour moi. Je n'ai plus qu'à attendre et bientôt je serais immortel.

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BOB 2018

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Je déteste les portables! Et plus encore, les utilisateurs de portables. Je sais bien que de nos jours c'est difficile de faire sans; moi-même j'en ai un. Mais tout de même, le con là qui gêne tout le monde en vociférant à qui mieux mieux, si les portables n'existaient pas, il serait bien moins gênant. Mais que voulez vous, c'est devenu une mode, les gens se promènent parlant à leur oreillette pas toujours visible si bien que l'on dirait presque qu'ils parlent tout seul. Quand je pense qu'il y a dix ans à peine, les oreillettes faisaient leurs apparition, aujourd'hui tout le monde en a et même le con la dans le bus. Il gueule toujours d'ailleurs, c'est peut être grave.
Trois arrêts plus tard, une ambulance nous attend. Deux hommes en blancs se placent à chaque porte du bus. C'est bizarre pourtant personne n'a fait de malaise. Je ne me sens pas très bien. Il y a comme un malaise qui flotte; tout le monde se demande ce qu'il se passe, sauf un qui continue à vociférer dans son oreillette. C'est d'ailleurs vers lui que se dirige une infirmière après avoir glissé un mot au chauffeur. Elle se penche vers lui, mais je suis trop loin pour entendre ce qu'elle lui dit.
Les gestes sont lents, pleins de douceur et de persuasion, comme envers un enfant ou une personne âgée; comme pour ne pas l'effrayer. Finalement, à bout de patience et voyant que l'homme s'énerve encore plus, c'est deux de ses collègues qui l'entourent et lui passent une camisole.
Deux minutes plus tard, leur ambulance démarre et le bus repart faire sa tournée comme si rien ne s'était passé si ce n'est peut être le visage encore ahuri de certains et léger malaise qui flotte avec les chuchotis des curieux.. Puisque je ne descend pas avant quelques arrêts, je me rapproche du conducteur et lui demande gentiment quelques explications. En fait le con s'appelle Bob et il parle aux esprits, seulement quand il s'énerve trop il peut devenir dangereux, surtout pour lui, mais au fond c'est un bon gars.

C'est le soir en repensant à ça au fond de mon lit que je me suis mise à rire: il y a dix ans encore un homme qui parlait seul était fou; aujourd'hui c'était un homme au téléphone

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